La Suisse. Son calme. Son chocolat. Ses verts pâturages. Ses hautes montagnes. Ses populistes...
En effet, depuis le 21 octobre dernier, date à laquelle se tenaient les élections générales en Suisse, l'Union Démocratique du Centre est devenue la première force politique en Suisse avec
29% des suffrages. Sous ce nom angélique, dont la version allemande décrit beaucoup mieux la réalité ( Schweizerische Volkspartei : Parti Populaire Suisse) se cache une formation d'extrême
droite. Un relent xénophobe s'est emparé de la Suisse. Cristoph Blocher, le ténor de la formation, est tout le contraire de l'image que les Suisses donnent d'eux-mêmes. Pour faire simple et
précis, il agit de la même façon et s'exprime dans les mêmes termes que Jean-Marie Le Pen. La perçée d'une telle formation politique ne peut inspirer que de la peur. Mais, tous les Suisses ne
sont pas de blancs moutons bêlant d'enthousiasme à toute parole déclarée par Blocher et ses acolytes. Il existe une opposition forte et ces derniers jours, une alliance démocratique a contré
Blocher. Le 12 décembre, Blocher a été blackboulé de son poste de secrétaire fédéral par une coalition composée par la gauche et la droite démocratique. Ce fut un bel acte de résistance mais
aux conséquences incroyables. Le système de concordance (c'est à dire que tous les partis gouvernent ensemble sans majorité ni opposition), en vigueur depuis plus de 50 ans, n'existe plus.
Blocher a, en effet, décidé de passer dans l'opposition et donc désormais crie au complot...ce qui peut encore lui donner un meilleur score lors des prochaines élections... Une seule solution
pour ne plus y penser : s'évader par la lecture.