Le 28 novembre, je me suis rendu dans la belle ville de Nevers pour des raisons "myopiques".
Arrivé en avance - presqu' une heure en avance -, je suis allé sous la marché couvert pour passer le temps. Surprise ! Un homme, la cinquantaine, proposait aux badauds quelques cèpes de Bordeaux plutôt alléchants quoique pas très frais (18€ le kg), des "bouchons" appétissants (des petits cèpes à 28€ le kg) et aussi d'assez peu ragoûtantes chanterelles grises. Il me paraissait tout bonnement incroyable que cet homme ait pu trouver des cèpes dans les forêts nivernaises à la fin du mois de novembre ; la saison des cèpes est déjà terminée depuis longtemps normalement ! Je montre le stand à ma mère. A ma grande surprise, elle ne paraît pas surprise. Elle m'explique qu'aucun cèpe n'a poussé durant l'automne, mais, comme de nombreux articles parus dans la presse régionale l'attestent, les cèpes sont sortis de terre ces derniers jours, à la fin du mois de novembre. Il n'y a vraiment plus de saison. Notre planète s'est-elle à ce point réchauffée que les cèpes poussent désormais avec deux mois de retard ? Ou n'est-ce qu'un caprice passager de nos amis les champignons ? Je ne sais pas, je ne peux que laisser en suspend ces interrogations. Tout ce que je sais, c'est que la vue de ces cèpes sous ce marché animé m'a donné une folle envie d'aller dans les bois (pendant que le loup n'y était pas) pour m'adonner à une de mes activités favorites : la cueillette de champignons.
Plus tard, après avoir eu la joie d'apprendre que ma vue semblait s'être "stabilisée" (dixit mon ophtalmologiste) et déploré qu'aucune biographie sur Pierre Berogovoy (le dernier Premier Ministre socialiste de F. Mitterrand qui fut maire de Nevers entre 1983 et 1993 et qui s'y est suicidé le 1er mai 1993) n'était disponible dans les librairies neversoises, j'ai quitté, mi-heureux mi-déçu, la belle ville de Nevers direction la "belle endormie" : Moulins, le domicile familial. Mais, sur le trajet, ma famille et moi avons fait un détour par Lurcy-Lévis, petit village sis à quelques kilomètres de la forêt de Tronçais, la plus grande chênaie d'Europe. Après nous être recueillis sur la tombe de mes grands-parents, nous sommes remontés en voiture avec l'ardente envie de s'arrêter en forêt pour cueillir des cèpes. Après le recueillement, la cueillette ! Vingt-cinq kilomètres plus loin et un quart d'heure plus tard, nous nous sommes donc arrêtés dans un bois. Et vous connaissez la suite : j'ai trouvé trois cèpes. Un 28 novembre.

Arrivé en avance - presqu' une heure en avance -, je suis allé sous la marché couvert pour passer le temps. Surprise ! Un homme, la cinquantaine, proposait aux badauds quelques cèpes de Bordeaux plutôt alléchants quoique pas très frais (18€ le kg), des "bouchons" appétissants (des petits cèpes à 28€ le kg) et aussi d'assez peu ragoûtantes chanterelles grises. Il me paraissait tout bonnement incroyable que cet homme ait pu trouver des cèpes dans les forêts nivernaises à la fin du mois de novembre ; la saison des cèpes est déjà terminée depuis longtemps normalement ! Je montre le stand à ma mère. A ma grande surprise, elle ne paraît pas surprise. Elle m'explique qu'aucun cèpe n'a poussé durant l'automne, mais, comme de nombreux articles parus dans la presse régionale l'attestent, les cèpes sont sortis de terre ces derniers jours, à la fin du mois de novembre. Il n'y a vraiment plus de saison. Notre planète s'est-elle à ce point réchauffée que les cèpes poussent désormais avec deux mois de retard ? Ou n'est-ce qu'un caprice passager de nos amis les champignons ? Je ne sais pas, je ne peux que laisser en suspend ces interrogations. Tout ce que je sais, c'est que la vue de ces cèpes sous ce marché animé m'a donné une folle envie d'aller dans les bois (pendant que le loup n'y était pas) pour m'adonner à une de mes activités favorites : la cueillette de champignons.
Plus tard, après avoir eu la joie d'apprendre que ma vue semblait s'être "stabilisée" (dixit mon ophtalmologiste) et déploré qu'aucune biographie sur Pierre Berogovoy (le dernier Premier Ministre socialiste de F. Mitterrand qui fut maire de Nevers entre 1983 et 1993 et qui s'y est suicidé le 1er mai 1993) n'était disponible dans les librairies neversoises, j'ai quitté, mi-heureux mi-déçu, la belle ville de Nevers direction la "belle endormie" : Moulins, le domicile familial. Mais, sur le trajet, ma famille et moi avons fait un détour par Lurcy-Lévis, petit village sis à quelques kilomètres de la forêt de Tronçais, la plus grande chênaie d'Europe. Après nous être recueillis sur la tombe de mes grands-parents, nous sommes remontés en voiture avec l'ardente envie de s'arrêter en forêt pour cueillir des cèpes. Après le recueillement, la cueillette ! Vingt-cinq kilomètres plus loin et un quart d'heure plus tard, nous nous sommes donc arrêtés dans un bois. Et vous connaissez la suite : j'ai trouvé trois cèpes. Un 28 novembre.

Les fameux cèpes de Bordeaux
(le troisième n'était pas assez charmant pour figurer sur une photographie !)

Sur le grill avec du beurre et de l'ail !

Et pendant ce temps-là, le chat dort.
Et pendant ce temps-là, Inge la Parisienne ne se rend pas compte combien il était improbable de trouver des cèpes, un 28 novembre en plus !
Parisiennes, Parisiens, sâchez que le cèpe, "l'or marron", est un champignon rare !

Le plat final : cèpes au persil, accompagnés d'une onctueuse omelette.
PS : Nous présentons nos excuses à Aurelia Geschenk (ma soeur) pour les trois limaces et le mille-patte qui, durant la phase de rinçage des cèpes, ont été sacrifiés sur l'autel de la gastronomie.
(le troisième n'était pas assez charmant pour figurer sur une photographie !)
Ne restait plus qu'à les cuisiner !

Sur le grill avec du beurre et de l'ail !

Et pendant ce temps-là, le chat dort.
Et pendant ce temps-là, Inge la Parisienne ne se rend pas compte combien il était improbable de trouver des cèpes, un 28 novembre en plus !
Parisiennes, Parisiens, sâchez que le cèpe, "l'or marron", est un champignon rare !

Le plat final : cèpes au persil, accompagnés d'une onctueuse omelette.
PS : Nous présentons nos excuses à Aurelia Geschenk (ma soeur) pour les trois limaces et le mille-patte qui, durant la phase de rinçage des cèpes, ont été sacrifiés sur l'autel de la gastronomie.
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